Alix Wallane, le dessin point par point, couche par couche

J’aime le graphisme. Surtout quand il est en noir et blanc. Alors, quand j’ai découvert l’intérieur de Grégoire de Lafforest, dont je vous ai parlé vendredi dernier, j’ai été hypnotisée par cette fresque de Alix Wallane, que j’ai d’abord confondue avec du papier-peint. Il s’agit bien d’une fresque réalisée in situ avec la patience de l’artiste. Et de la patience et de la passion, elle doit en avoir Alix Walline lorsque l’on admire ses réalisations, faites de millier de taches d’encre noire.

Hasard ou coïncidence, AD magazine (avril 2013) parle d’elle également. Elle y explique qu’elle travaille le dessin comme « une broderie « point par point, couche par couche, de manière obséssionnelle, jusqu’à obtenir une seconde peau, jusqu’à ce que les murs commencent à s’animer. » Elle s’inspire des images des cellules du corps humain et de l’idée de circulation des fluides.

Alix Walline aime travailler à grande échelle, mais travaille aussi sur du papier avec de l’encre sur une échelle plus intime. Elle est une touche à tout, à la fois designer, styliste, peintre… elle est une artiste.

Elle compte parmi ses clients les décorateurs Gilles et Boissier dont elle a réalisé cette fresque en 2012 pour le restaurant japonais Kinugawa (1er arrondissement de Paris). Gilles et Boissier, pour lequel Grégoire de Lafforest a été collaborateur, la boucle est bouclée. (Photo : Matthieu Salvaing)

« AU DÉBUT, Je n’ai pas une idée précise de l’image finale. j’ai juste une idée de la tendance générale. la plupart du temps, j’improvise. Je sais comment je veux rendre la pièce, mais pas exactement comment je vais y arriver. C’est un voyage en lumières, des ombres, fins, épais, et le soulagement. »

Dessin d’Alix Waline, Beginning To See The Light (2012)

En octobre 2010, elle est lauréate d’une bourse pour une résidence d’un mois à Compeung Village of Creativity, Chiang Mai, Thaïlande. Pour la résidence Compeung, Alix Walline se concentre sur un dessin mural pour l’intérieur d’une maison de boue. Elle investie l’espace entier et expérimente la possibilité de modifier sa perception par les touches graphiques.

Réalisation d’une fresque dans un puit de lumière à Paris 10ème, 2010. Feutres acryliques noir et argent.

Source : alixwaline.com + Lire article andieday.com


  1. cédric

    11 mars

    Magnifique travail ! merci pour cette découverte

  2. cédric

    11 mars

    Magnifique travail ! merci pour cette découverte

  3. cédric

    11 mars

    Magnifique travail ! merci pour cette découverte

SUIVEZ-MOI SUR INSTAGRAM

@turbulencesdeco