Un certain style Merci

Un certain style Merci - Le loft parisien de Daniel Rozensztroch

Merci est devenu au fil des années un concept store incontournable ! Une référence de style. C’est incroyable comment une famille, parce qu’il s’agit bien d’une histoire de famille et d’amis, une tribu parisienne ont réussi à imposer un certain style, mélange d’un Paris bohème chic, curieux, voyageur et surtout pas tapageur qui va à l’essentiel.

La petite histoire

Tout est parti d’une envie. Après avoir revendu la marque d’enfant Bonpoint, en 2009, Marie-France Cohen et son mari Bernard ouvrent un lieu boulevard Beaumarchais. Ils investissent des locaux industriels au fond d’une cour, situés dans le haut Marais au milieu des petites boutiques de photographe, des boui bouis.

J’avais déjà imaginé un nouveau projet, Merci – comme « Merci à la vie » pour la femme, l’homme, la maison, avec des restaurants… On a réussi à créer un endroit où tout le monde s’est croisé, les vieux, les jeunes, les fans de mode, les intellos… Un lieu éclectique, où trouver les plus beaux cure-dents ou un canapé en cuir hors de prix. Dixit Marie-France Cohen

Contre toute attente [ mais rien d’étonnant, c’était dans l’air du temps ], le lieu marche. Ils rassemblent un public disparate de Parisiens aisés à la recherche de pièces pointues et exclusives, des étudiants venus humer l’air du temps et s’offrir un café, et beaucoup de touristes qui veulent s’offrir un peu de ce Paris.

Mais qu’est-ce qui fait l’ADN du style Merci ?

Il y a évidemment le lieu qui est déjà un postulat à lui tout seul, un ancien entrepôt de 1500 m2 dont l’aspect industriel brut a été conservé.

Il y a la sélection. Merci se veut une vitrine de l’époque où se mélangent des pièces rares, des exclusivités, des produits de créateurs, les marques tendance du moment et aussi des verres de cantine, des objets chinés, bricolés… On y organise des expos thématiques dans l’air du temps. Bref un vrai bric-brac qui ressemble à la vie.

Et il y a encore la mise en scène qui joue un rôle primordial. Comment assembler de choses qui ne devraient pas aller ensemble ?

Merci n’a rien inventé. Quelqu’un comme Paola Navone faisait ça très bien, bien avant que n’ouvre le lieu. Merci a cependant réussi à mettre en lumière ce mode de vie inspiré des artistes, des voyageurs, des bourgeois bohèmes, un univers rugueux, éclectique dont le maître mot est « minimalisme » des moyens.

Pourquoi je vous parle de Merci ?

Parce que j’avais envie de vous partager ces deux intérieurs celui de Daniel Rozensztroch, directeur artistique de Merci et celui de Shiri Slavin, styliste chez Merci qui sont comme des succursales de la boutique. On y retrouve l’esprit « atelier industriel », le gout pour les matériaux usés, patinés, le choix de la récup’ mixé avec de belles pièces de design et de mobilier vintage, des œuvres d’art, des livres… bref un grand sens de la mise en scène.

Le premier reportage, vous le trouverez sur le site de Marie-Claire Maison

Disons que je me suis recadré sur mes goûts d’aujourd’hui. J’ai gardé mes plus beaux objets et les plus touchants, comme cette lampe Sabino, une des rares pièces héritées de mes parents, qui a séjourné des années dans ma cave avant de trouver sa place métalliques, on retrouve son goût pour le noir et blanc, mais aussi pour les objets d’usage. J’utilise au quotidien la verrerie XVIIIe que j’ai chinée depuis des années. Je ne vais pas les enfermer dans une vitrine, si j’en casse, et bien tant pis !



Marie-Claire Maison – Photo : Jérôme Galland

… le deuxième dans le dernier Marie-Claire Maison (décembre 2016). A se procurer absolument, rien que pour ce reportage.

Un certain style Merci - Le loft de Shiri Slavin dans Marie-Claire MaisonUn certain style Merci - Le loft de Shiri Slavin dans Marie-Claire Maison

Un certain style Merci - Le loft de Shiri Slavin dans Marie-Claire Maison


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