Cuisine durable : quels matériaux choisir pour qu’elle dure 10 ans et plus ?

Cuisine sur mesure de style shaker de la marque anglaise deVOL, des classiques qui ne se démodent pas

Comment prolonger la vie d’une cuisine ? Comment ne pas se lasser ? Ce sont des questions que je me pose en ce moment, quand je vois les premières fêlures de notre cuisine, installée il y a 8 ans. Je m’interroge aussi pour notre future cuisine en Bretagne, qui sera une maison de vacances partagée, donc soumise à des manipulations de personnes plus ou moins soigneuses. Quels matériaux ? Quelle palette de couleurs choisir ? Je vais essayer de partager avec vous des éléments de réponse, pour vous rassurer dans vos choix, même quand on a un budget réduit, car la cuisine est au centre de la maison et mérite toute notre attention.

Il est admis que la durée d’une cuisine équipée tourne autour des dix à quinze ans. Je trouve cela extrêmement court, presque absurde. En réalité, cela ne signifie pas qu’il faut tout arracher tous les dix ans, mais plutôt que certains éléments (électroménager, joints, finitions) arrivent en fin de cycle. Il est un fait, à moins d’avoir le pouvoir d’achat pour du sur-mesure, les cuisines standards ne sont pas très résistantes à l’usage.

Le défi est donc : comment concevoir une cuisine dont le « squelette » reste immuable, alors que certains éléments peuvent être modifiés ?

S’il est en effet périlleux de changer un carrelage ou une crédence, il est facile de repeindre un mur ou de remplacer des façades. C’est pourquoi il est crucial de hiérarchiser ses choix dès l’avant-projet pour anticiper cette modularité.

Autres inspirations

⌈ Image en une : Cuisine deVOL sur mesure shaker ⌋

Cuisine style Shaker verte, poignées laiton, parquet bois et papier peint décoratif sur crédence blanche.

Indémodable, la cuisine de style Shaker verte gagne ici en personnalité grâce à l’ajout d’un papier peint audacieux, facile à renouveler. Le parquet, chaleureux et traité pour les pièces d’eau, complète ce décor vivant qui ose s’affranchir des codes classiques.

Cuisine scandinave bleu pastel sans meubles hauts, murs jaune pâle, tapis ethnique et cadres muraux sur parquet ancien.

Source inconnue.

L’esprit scandinave revisité de cette cuisine minimalisme bleu pastel gagne en chaleur grâce au parti pris d’aérer l’espace sans placards hauts. Le lien se fait par le tapis ethnique et l’accumulation de petits cadres, transformant une cuisine épurée en une pièce de vie habitée.

Cuisine : marier les tendances actuelles et le minimalisme durable

Je ne vais pas vous dire d’oublier les tendances, car nous vivons au milieu des tendances. Les cuisinistes chez qui vous irez vous proposeront des choses dans l’air du temps. Vous irez également vous inspirer sur Pinterest et Instagram, où en ce moment, nous voyons beaucoup de cuisine bleu clair et jaune pastel. Vous ne pourrez pas lutter.

En revanche, vous pourrez prendre de la distance. Aurez-vous envie d’une cuisine bleu layette dans 10 ans ?

Le bois est intemporel. Le blanc, le crème, le grège sont indémodables. Les meubles à cadre, les meubles shaker vieillissent bien dans le temps. Les portes minimalistes permettent de moduler sa décoration facilement. En revanche, ce qui vieillit moins bien, ce sont les matériaux trop marqués, comme les sols en terrazzo colorés, bigarrés, les carreaux de ciment trop marqués, les couleurs trop fortes, trop sombres, trop vives, les moulures, l’incohérence des styles, les contrastes trop forts comme des placards de cuisine rouges avec un plan de travail noir.

La règle du « 80/20 » : 80% de choix neutres et durables (la base) et 20% de fantaisie tendance (accessoires, luminaires, couleurs de murs) que l’on peut changer sans travaux lourds.

Cuisine moderne vintage avec placards vert olive, meubles hauts en bois, crédence mosaïque blanche et sol en faïence bordeaux.

@pluckldn – Concepteur de cuisines britanniques, conçues avec soin

Ce duo vert olive et placage bois, mise sur un minimalisme tactile aux accents vintage. Le contraste entre la mosaïque rétro et le sol bordeaux crée une esthétique intemporelle qui prouve que l’on peut mixer les époques avec durabilité.

La hiérarchie des choix : Investir là où ça ne bouge pas.

La cuisine est une pièce technique de la maison qui accueille des points d’eau, de l’électroménager, de l’éclairage, or tous les éléments n’ont pas la même « espérance de vie » ni la même facilité de remplacement.

Pour ne pas vous retrouver bloqué dans dix ans, je conseille de diviser ses choix en trois catégories, du plus immuable au plus modulable.

1. Quelle infrastructure choisir pour une cuisine solide qui dure ?

Si vous devez placer le gros de votre budget, c’est ici qu’il faut le mettre. On parle de tout ce qui est structurel, ce qui est « scellé ».

  • Le sol, le choix le plus lourd. Changer un carrelage implique de déposer toute la cuisine. Mon conseil ? Partez sur quelque chose de solide et d’intemporel, pas forcément neutre, mais de bonne qualité : de la pierre, des carreaux de ciment classiques pas trop criards, des tomettes, des grandes dalles de carrelage, du faux parquet… Un sol de qualité traverse mieux les modes.
  • Les « dessous » de la cuisine, la plomberie et l’électricité. Une fuite mal placée peut ruiner vos meubles en un rien de temps. N’hésitez pas à remplacer certains éléments des cuisines vendues en kit. Par ailleurs, travaillez en amont votre éclairage pour éviter de refaire des tranchées dans vos murs.
  • Les caissons, la structure. Si vos caissons sont standards et de bonne qualité, vous gagnerez en longévité. Pourquoi ? Parce que dans 10 ou 15 ans, si vous avez envie de changer de tête, vous n’aurez qu’à remplacer les portes sans avoir à tout arracher.
Cuisine blanche minimaliste avec plan de travail et crédence en marbre blanc veiné sur fond de murs vert olive.

La cuisine de Sylwia via Kolorat

Ici, le plan de travail en marbre devient la pièce maîtresse, apportant chic et texture à des placards blancs minimalistes. Les murs vert olive doux agissent comme un écrin, sublimant les veines de la pierre sans lui voler la vedette. On aime aussi tous les détails déco…

2. Choisir la bonne surface de travail, un compromis entre usage et esthétique

Le plan de travail est l’élément le plus sollicité et le plus « maltraité » de la cuisine. C’est là qu’on pose les plats brûlants, qu’on renverse du jus de citron, du vin, de l’huile, ou qu’on donne des coups de couteau. Vous devrez arbitrer entre esthétique et résistance. Je vous propose de passer les différents matériaux :

  • L’inox, le choix le plus résistant. Il est indestructible et totalement hygiénique. Certes, il va se rayer dès le premier jour, mais c’est cette patine qui fait son charme avec le temps. Plus il est vieux, plus il est beau. C’est le seul matériau qui ne craint ni le chaud, ni l’acide, ni les taches.
  • Le bois massif pour le supplément d’âme. Il n’y a rien de plus chaleureux qu’un plan de travail en bois, mais il demande à être traité régulièrement. Sa faiblesse se tient autour de l’évier, où il noircit si on laisse l’eau stagner. Cependant, il dispose d’un immense atout : il se répare. Il se ponce et s’huile.
  • La pierre et les composites. Le marbre est sublime, mais c’est une « éponge » à taches (le vin rouge ne pardonne pas). Si vous voulez l’aspect pierre sans le stress, tournez-vous vers le granit très dur ou le quartz. C’est un investissement plus lourd, mais c’est un choix définitif.
  • Le stratifié, le bon élève du budget. Il a fait des progrès immenses en termes de style. L’astuce pour qu’il dure ? Soigner les joints, car son ennemi numéro un, c’est l’infiltration d’eau qui fait gonfler le support. C’est un excellent choix si vous savez que vous aimerez changer de style dans dix ans sans vous ruiner.
  • Le Dekton : L’invulnérabilité technologique. C’est un matériau ultra-compact constitué d’un mélange de verre, de porcelaine et de quartz, compressé sous haute pression. Il est d’une résistance absolue, car il ne craint ni les rayures, ni les taches, ni la chaleur des plats sortant du four. En revanche, sa rigidité extrême le rend sensible aux chocs sur les arêtes. Comme il ne se ponce pas, il n’y a aucune possibilité.
  • Le Corian : La douceur du design sans joints. Il s’agit d’une résine synthétique, composée de minéraux naturels et d’acrylique. Les architectes l’adorent, car il permet de créer des plans de travail d’un seul tenant, avec l’évier moulé directement dans la masse, sans aucun joint visible. Il est très sensible à la chaleur et se raye assez facilement. Cependant, c’est l’un des rares matériaux dont la durabilité est assurée par sa réparabilité : il se ponce et se repolit entièrement à domicile pour retrouver son aspect neuf, même après plusieurs années.
Cuisine blanche IKEA avec plan de travail rose bordé de laiton, crédence en carreaux de faïence gris et murs rose pâle.

@emmakatrine.c

Le détail qui change tout : Un plan de travail en stratifié rose bordé de laiton, assorti aux poignées, pour pimper des caissons standard IKEA. Le plus : la crédence et les murs rose blush.

3. Amusez-vous avec les « accessoires » pour insuffler de la tendance

C’est ici que vous pouvez vous faire plaisir. Les accessoires, c’est la dernière couche qui permet de s’exprimer, celle qui donne le ton et le style, mais qui peut être remplacée facilement. Les accessoires permettent de suivre les tendances en douceur.

  • Les poignées, le « bijou » de la cuisine. C’est sans doute le changement le plus rentable. Les poignées permettent « d’upgrader » des portes de placard trop simples. Passer d’une poignée en plastique à un bouton en laiton, en cuir ou en céramique chinée transforme radicalement l’allure de meubles standards.
  • La robinetterie. Aujourd’hui, il est facile de trouver des mitigeurs design, de formes et de couleurs différentes. Cependant, ne vous laissez pas prendre que par le look, misez sur la qualité et la durabilité, la fonctionnalité. Gardez en tête que le noir mat est très sensible au calcaire ; le chrome ou l’inox brossé restent des valeurs sûres.
  • La crédence, le terrain de toutes les audaces. S’il est risqué de poser un carrelage très graphique sur tout un mur, la crédence est un espace plus restreint. Vous pouvez opter pour des carreaux de zelliges (pour la vibration de la lumière), une plaque de métal ou même simplement une peinture spéciale lessivable. Si vous craquez pour un motif très fort, posez-vous juste la question : « Est-ce que je serai capable de le recouvrir facilement si je ne peux plus le voir ? »
  • L’éclairage, l’ambianceur invisible. On l’oublie souvent, mais une suspension design ou des appliques bien choisies changent la perception des matériaux. C’est l’accessoire parfait pour injecter une touche de « haut de gamme » dans une cuisine au budget maîtrisé.

En résumé, le sol et les caissons sont les basiques de qualité, et les accessoires sont les pièces qu’on change selon l’humeur. En hiérarchisant ainsi, on accompagne sa cuisine.

Cuisine minimaliste scandinave à cadres, relevée par un sol à petits cabochons en noir et blanc et des étagères murales accueillant de la décoration

Appartement à Stokholm – Stylisme : Van Keppel et photo : Borgelin pour Historiska Hem

Cuisine design Cubro composée de façades WOOD en Chêne et le STRATIFIÉ Sable comme placards muraux

Cuisine Cubro avec des façades WOODen chêne, avec un placards en fond, bleu caractéristique LAQUE Zafiro, répondant au carrelage du sol graphique.

Réalisation de la cuisine : Cubro – Design intérieur : Paula Abalos – Projet : Appartement à Madrid – Photo : Sergio Pradana

Le secret de ces espaces réussis ? Un dialogue chromatique et graphique entre le mobilier et le sol (carrelage en noir et blanc) et l’utilisation d’étagères ouvertes qui transforment la vaisselle en véritable manifeste décoratif.

Couleurs et matériaux : comment ne jamais se lasser de sa cuisine ?

Comment insuffler du caractère sans que la cuisine ne devienne une pièce dont on se lasse au bout de cinq ans, même dix ans ? Je reste convaincue qu’une cuisine durable est une cuisine dont la palette de couleurs et de matériaux, se tient, s’harmonise et porte quelque chose d’intemporel.

Quand nous avons dû faire des choix pour notre cuisine à Lyon, nous avons fini par faire des concessions entre les envies, le budget et la réalité pratique sur le long terme. Donc, chez nous, des caissons blancs lumineux pour une pièce peu exposée à la lumière, des tomettes anciennes au sol, indémodable, de l’électroménager noir et inox, parce que facile à trouver et à vivre, et enfin, des murs peints en vert Inchyra blue de Farrow & Ball, fort, mais qui se vit bien.

1. La couleur : la règle des contrastes

En règle générale pour que cela dure dans le temps, il vaut mieux privilégier une palette de neutres habités, surtout sur les éléments que l’on ne va pas changer tous les quatre matins : des blancs cassés, des gris galet, beige, ou des bois clairs. Mais attention, neutre ne veut pas dire fade !

La fantaisie passera par la peinture. Plutôt que de choisir des placards vert émeraude, magnifiques mais très typés, préférez des placards neutres et peignez le mur du fond dans cette couleur. Dans cinq ans, un coup de pinceau suffira à changer totalement l’ambiance pour le prix d’un pot de peinture. Ce que je n’ai toujours pas fait pour le Inchyra.

Le mélange de textures permet aussi d’apporter de l’originalité. Un plan de travail en pierre ou en bois massif apporte une vibration visuelle que le plastique n’aura jamais.

Façades de cuisine bleues avec murs assortis, plan de travail en marbre gris, sol noir radical et mobilier vintage chiné.

Photo : Siren Laudval et stylisme : Kirsten Visdal via botrend.no

Dix ans après, ce look Color Block aux façades bleues n’a pas pris une ride : son secret réside dans le contraste radical avec un sol noir et un plan de travail en marbre gris. Plus qu’une couleur, c’est l’accumulation d’objets vintage chinés qui insuffle la vie et rend ce parti pris intemporel.

2. Le minimalisme absolu dans une cuisine est un piège.

Nous avons tendance à croire qu’une cuisine minimaliste est la clé de l’intemporalité. C’est en partie vrai pour les lignes, mais c’est une erreur pour le quotidien. Dans une cuisine trop épurée, le moindre défaut, une fêlure, une tâche, une porte légèrement déréglée, devient une agression visuelle.

Une cuisine habitée est une cuisine qui pardonne.

Un truc dans la décoration d’une cuisine est de ne pas rester dans la décoration de cuisine, en ne choisissant que des produits pour la cuisine. Stop ! Si vous voulez une cuisine stylée, sympathique au quotidien, faites entrer la vie dedans : livres de cuisine empilés sur une étagère, plantes vertes et pas que herbes aromatiques, cadres posés au mur ou une lampe de bureau…

Évidemment, il s’agit d’une accumulation contrôlée, vous devez pouvoir cuisiner ! Cependant, tous ses objets familiers détournent le regard des petites imperfections du temps. C’est ce que j’appelle le « désordre joyeux » : il rend la cuisine chaleureuse et, paradoxalement, plus facile à entretenir psychologiquement.

Plus une cuisine est habitée, plus elle est résiliente. En laissant un certain désordre s’installer, on crée un décor en mouvement. Et c’est précisément ce mouvement qui fait qu’on ne s’en lasse jamais. La cuisine n’est pas figée comme dans un catalogue, elle évolue avec nous.
Une cuisine ouverte en bois, type okoumé, une essence bois foncée et chaude, pour un style moderniste

La cuisine de Pauline Chardin dans la Drôme via insidecloset.com

Cuisine professionnelle en block inox sur des murs blans, et beaucoup d'ustensiles en bois

La cuisine @celiasolf via @fermliving

Meubles de cuisine en MDF blanc crème et de travail assorti, relévés par une crédence graphique terracotta et blanc

Design intérieur : Atelier Joi – Projet Appartement Jules à Levallois-Perret – Photo : Ina Malec

La vérité sur le vieillissement : quand les matériaux se confrontent à la vraie vie

Dans le choix des matériaux de cuisine, il n’y a pas de bon choix, il y a le vôtre. Des architectes créent des cuisines somptueuses en marbre, qui sont parfaites pour ne pas cuisiner au quotidien ou alors, il faut être très soigneux. Je me suis résignée depuis longtemps à ce que les beaux matériaux dont je rêve, parfois, soient trop chers, et de toute manière, ne méritent pas l’investissement, car ils seront détruits dans le temps.

Voici mon récapitulatif pour vous aider à trancher entre esthétique et réalité :

  • Le MDF : Le piège du « parfait ». Le MDF (médium) recouvert de polymère ou de plastique est partout. C’est lisse, c’est net… jusqu’au premier accident. J’en ai fait l’expérience : une porte qui n’a pas supporté la chaleur du four et dont le revêtement a fini par se décoller. Ou ce coup de couteau malheureux qui laisse une balafre irréparable. Le Problème de ces matériaux, c’est qu’ils ne se réparent pas : une fois blessés, ils sont à changer. Cela reste un bon choix qualité/prix.
  • Le bois massif : Une question d’engagement. Le bois massif est magnifique, il est chaleureux, mais c’est un matériau vivant. Il est très cher. En plan de travail, il demande un entretien régulier. Son immense avantage est qu’on peut le poncer, le peindre.
  • Le placage de bois : Un excellent compromis esthétique. Le placage de bois est constitué d’une fine feuille de bois véritable collée sur un support en MDF ou contreplaqué. Son point faible tient essentiellement à la fragilité des champs. C’est pourquoi il est intéressant d’avoir des champs en bois massif protégeant ainsi les bordures. L’autre point faible est qu’il ne supporte pas bien les chocs  et l’humidité peut faire gonfler le placage. Cependant, il se ponce, il s’huile, dans une certaine mesure, car le placage, faisant souvent moins de 1 mm, les réparations sont limitées.
  • La pierre et la céramique : la hantise des taches. Le marbre est le roi du chic, mais c’est une éponge. Un verre de vin rouge ou un demi-citron oublié, et la tache est gravée à vie. Même constat pour certains éviers en céramique blanche : ils sont sublimes neufs, mais ils marquent vite avec le frottement des casseroles et peuvent finir par se griser ou s’écailler, ce qui peut être beau aussi.
  • L’inox : Le choix du lâcher-prise. C’est notre meilleur allié, c’est peut-être pourquoi il revient en force. Il est indestructible. Certes, il va se rayer dès le premier jour. Mais la magie de l’inox, c’est justement que la multiplication des rayures crée une patine. Plus il est utilisé, plus il devient beau. C’est le seul matériau qui ne demande aucun entretien de protection et qui reste parfaitement hygiénique.
  • Le Contreplaqué : La structure brute et robuste. Ce matériau se compose de plusieurs couches de bois collées à fils croisés, ce qui lui confère une stabilité mécanique supérieure au bois massif. Très populaire pour son esthétique scandinave, il montre ses « plis » comme un élément décoratif. Malheureusement, il n’apprécie pas les projections d’eau prolongées qui peuvent, à terme, faire noircir ou décoller les strates si le vernis n’est pas parfaitement entretenu. Cependant, c’est un matériau qui se ponce et se rénove parfaitement, mais qui demande une protection à huile ou au vernis, régulière pour durer dans le temps.

Mes autres pistes pour une cuisine durable

  • Le Fenix : La matité absolue et auto-réparante. C’est un nouveau matériau nanotechnologique, produit par pressage à haute pression, dont la surface est traitée avec des résines acryliques nouvelle génération. Il séduit par sa matité extrême et son toucher soyeux unique. Les micro-rayures superficielles peuvent être éliminées simplement en passant un fer à repasser chaud sur un linge humide. En revanche, en cas de rayures profondes qui traversent la couche nanotechnologique, c’est alors irréparable.
  • Le Granit, finition flammée ou brossée : C’est sans doute le meilleur rapport « look/solidité ». Contrairement au marbre, il ne craint presque rien (chaleur, acide, rayures). C’est le vrai matériau « anti-regret ».
  • Le béton ciré : L’esthétique minérale. C’est un mortier fin, qui permet de créer une continuité visuelle parfaite entre le plan de travail, la crédence et même le sol. Sa tenue dans le temps dépend totalement de la qualité de la pose et à la stabilité du support. Si le support bouge, le béton peut se fissurer. Il est également poreux par nature et repose entièrement sur la qualité de son vernis de protection, qu’il faut renouveler régulièrement.
Petite cuisine aux placards de cuisine blancs standards, customisés avec des poignées originales et un plan et crédence de travail en inox

La cuisine de Nikita Garrido à Marseille via insidecloset.com – Photo : Jeanne Perrotte

Cuisine avec des façades Reform FRAME, en bois et des placards muraux blancs, associés à un plan de travail en marbre

Cuisine avec des façades Reform FRAME – Maison individuelle, Copenhague, Danemark.

Cuisine Plum Deisgn façades à cadre Blanc pur en laque mate, poignées Coqui en laiton, plan de travail EasyPlan, suspensions chinées sur Le Bon Coin

La cuisine de Florence Rouchon, de Flolove Pari – Photo : Lili in Wonderland pour Plum Living

Ce que je retiens en écrivant cet article, c’est qu’une cuisine réussie se pense d’abord dans la durée. Cela passe par un choix de matériaux et une palette de couleurs qui ne cherchent pas à plaire à tout le monde, mais à vous ressembler. Elle n’a pas à être blanche pour être « sûre » ; elle doit être harmonieuse pour que vous ne vous en lassiez jamais.

La cuisine durable n’est pas forcément le fruit d’un sur-mesure hors de prix ou de matériaux de luxe, même si nous en rêvons tous un peu. Elle se construit aussi avec des éléments accessibles, choisis pour leur résistance et leur capacité à évoluer avec nous.

J’ai également appris de cet article, qu’une cuisine qui est habitée, décorée en dehors des standards et tendances, est une cuisine qui dure dans nos cœurs, car nous la vivons quotidiennement.

Et vous, quelle est la touche personnelle qui rend votre cuisine indémodable à vos yeux ?

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Cuisine durable : quels matériaux choisir pour qu’elle dure 10 ans et plus ? Je vous réponds sur Turbulences Déco

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