L’iconique série des « formes noires » de Serge Mouille

Les iconiques luminaires de Serge Mouille

Je voulais vous parler d’un objet iconique du design français : les luminaires de Serge Mouille, et plus particulièrement de la série des « formes noires » reconnaissables au premier coup d’œil.

Pourtant, il y a quelque temps, on m’a laissé ce commentaire à propos de cet appartement parisien ci-dessus : « Je suis fan de votre suspension du salon noire avec les 3 bras déportés! Pouvez-vous me donner la marque ? » J’avoue que cette question m’a surprise tellement cela me semble « évident ».

Je ne dis absolument pas ça de ma hauteur de blogueuses « aguerrie » à la déco et au design, cachée derrière mon écran. Je comprends tout à fait qu’on ne puisse pas connaître le design, c’est pourquoi aujourd’hui, j’avais envie de vous parler de ces luminaires incroyables qui depuis les années 50 habitent les plus beaux intérieurs design de la planète.

Et puis, je rappelle en passant qu’il ne s’agit pas de mon appartement, mais celui de Caroline Gayral, dont vous pouvez revoir l’article qui lui est consacré ici. Soyons clairs, les intérieurs présentés sur le blog ne sont pas « chez moi ». J’aimerais bien des fois, mais non !


Pourquoi un tel culte pour les luminaires de Serge Mouille ?

Car ils sont évidents, élégants, intemporels qu’ils se glissent dans n’importe quel style de décor et le subliment. On ne les voit pas. On ne voit qu’eux.


Les iconiques luminaires de Serge Mouille

revistaad.es – Photo : Ricardo Labougle


Les iconiques luminaires de Serge Mouille

admagazine.fr – Photo : Andrea Ferrari

Où les trouver ? Et à quel prix ?

Je ne vais pas vous le cacher, le moindre produit estampillé Serge Mouille est un gros investissement. Parce que rare… Parce que ré-édité en série limitée dans le respect de l’œuvre originale, du savoir-faire et du processus de fabrication. Les luminaires Mouille sont toujours fabriqués avec les mêmes matériaux : acier, laiton, aluminium, sur une finition noire ou blanche.

Vous pouvez les trouver sur Voltex, un site de vente en ligne qui ne vend que la crème du design.


Petite histoire des luminaires de Serges Mouille

Issu de l’école des arts appliqués où il entre à l’age de 13 ans, Serge Mouille se spécialise dans dans le travail du métal et obtient un diplôme d’orfèvrerie. Il commencera sa carrière dans l’atelier de Gabriel Lacroix, avant de s’installer à son compte en 1945, avec l’intention de créer de l’orfèvrerie de table. Sa rencontre avec Jacques Adnet, directeur de la Compagnie des Arts Français va changer le cours de sa vie.

En 1953, il crée le fameux lampadaire à trois bras en 1953 qui le rendra célèbre au delà des frontières de la France. La série des Formes Noires, puis des colonnes lumineuses le mène au sommet.

Il décède en en 1988.

Dix ans plus tard, face à la demande que sa veuve Gin crée en 1999 une édition numérotée des créations des années 50 et 60, par l’unique maison d’édition française « Éditions Serge Mouille ».


Les iconiques luminaires de Serge Mouille

Photos & styling : Felix Forest – Maison Hand

La série des « formes noires »

Le lampadaire à trois branches conçus pour son ami Jacques Adnet, architecte décorateur en 1953 fut donc sa première »vraie » création de luminaire. Par la suite, il déclinera ce luminaire en lampe à poser, lampadaire, applique murales, plafonnier, retravaillant les bras fins en métal, les attaches et même ses fameux abats-jours en forme de tétine, calculés pour réfléchir la lumière de façon optimale et orientables dans pratiquement toutes les positions.

A mon sens par ce luminaire, cette série dite « Formes noires »  révolutionna le monde du design dans le domaine des luminaires et lui restera « attaché ». Il crée aussi la série des luminaires « totem », moins connue. Ces luminaires ont traversé le temps. Ils sont toujours aussi désirables et désirés. Bien qu’ancrés leur époque par leur forme : métal noir (Ils existent aussi en blanc, plus rares), laiton… ils demeurent intemporelles et sont les chouchous des architectes d’intérieur et des amoureux du design.

Dès que vous les aurez bien repérés, vous les verrez partout !

Les iconiques luminaires de Serge Mouille

Serge Mouille s’inspira des seins des femmes, ce qui aurait fait dire à Adnet :  « On va se foutre de moi quand on va voir tes réflecteurs en forme de nichons ! ». Appelés aussi « tétons de négresse », ils deviennent emblématiques d’un style « Mouille ».

Les iconiques luminaires de Serge Mouille

Les iconiques luminaires de Serge Mouille

revistaad.es – Photo : Manolo Yllera


Les iconiques luminaires de Serge Mouille

bo-bedre.no – Photo : Birgitta Wolfgang


Les iconiques luminaires de Serge Mouille

ideat.thegoodhub.com – Photo : Anne-Emmanuelle Thion


J’en rêve, enfin pas toutes les nuits, mais je crois que j’aimerais bien m’offrir même une petite applique. Il va me falloir beaucoup travailler et beaucoup économiser. Voyage ou design ou ciné, il me faudra choisir. Le choix est déjà fait, mais peut-être un jour, qui sait…

J’espère que cet article vous a intéressé. N’hésitez pas à partager votre relation à ces luminaires cultissisme. Vous les trouvez intemporels ou trop datés ?

* Cet article a été écrit en partenariat avec le site voltex que je remercie pour son soutien.


  1. Chiffonnière

    1 juillet

    Ces lampes ressemblent terriblement à celles qu’un anglais Bernard Schottlander a créé en 1951 ! le mythe en prend un coup

  2. Sarah

    23 janvier

    Il est vrai que étant fan de déco, je ne suis pas toujours au courant des ‘créateurs’.
    En général on retrouve les pièces iconiques un peu partout quand on parcours les photos d’intérieurs,
    et du coup je fait mes petites recherches Google pour en savoir un peu plus …(en tappant par exemple appliques noir 3 bras 😀 haha) en générale, on trouve facilement et c’est facinant d’en savoir un peu plus.
    Evidemment quand tu nous fait le plaisir d’y consacrer un article, jolies photos à l’appuie, c’est encore mieux!
    Merci beaucoup 😉

    • Clémence

      25 janvier

      Bonsoir Sarah,
      C’est normal de ne pas tout connaître et c’est aussi une chance. A force de compulser des catalogues, je connais « presque » tout et pour me surprendre, il faut y aller. On se lasse aussi à force de les voir, alors que ce sont de beaux objets.
      Mais mis en scène avec un décor varié, c’est sympa.
      Bonne soirée,

      Clémence

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